Le dessin n'a rien à voir avec l'article que j'écris actuellement. La question sur la liberté de la presse est, de nos jours, une question fondamentale de notre société. Est-elle encore effective ? Sommes-nous encore libre d'écrire, dans les limites des principes républicains édictés par le bloc de constitutionnalité qui érige les valeurs constitutionnelles sur lesquels le juge s'appuie, sur des sujets qu'on pourrait qualifier de ludique ? En ce moment, suis-je moi-même un délinquant du fait que je vais dénoncer un fait ? Est-ce de la délation ou tout simplement un acte citoyen pour défendre notre liberté, ma liberté, celui de parler, d'écrire, de dessiner, d'exprimer une opinion. Autrement dit, un droit naturel, celui de penser librement est-il encore en vigueur dans cette société française en 2009 ?
Nos libertés sont malades. Malade déjà de la bêtise des gens et de ce sentiment sécuritaire qui se propage à mesure qu'on érige une société libérale basée sur le principe de l'individualisme. Plus libre, nous sommes également plus vulnérable (lien basé sur un livre de Robert Castel, sociologue majeur français). Un article m'a montré avec effroi qu'on vivait toujours à l'époque de la sencure. Peut-on considérer que l'envoi d'une carte un peu osée doit permettre une perquisition au domicile de l'expéditeur ? Sommes-nous, tout simplement, témoin de la simple connerie humaine dont nous sommes souvent les victimes au quotidien ? Le dépeche.fr montre qu'aujourd'hui, nous ne sommes plus réellement libre et que nous sommes prisonnier à la fois de la bêtise humaine et d'un excès sécuritaire qui traverse la société française.
Au-delà de cette histoire malheureuse. Les cartes postales vendues dans les rues commerçantes de nos centres urbains et qui montrent, non sans humour des filles nues, sont-elles également hors la loi ? Doit-on alors, à l'instar de cette histoire contée par la depeche.fr perquisitionner l'ensemble de la chaîne qui a vendu ces cartes coquines c'est à dire le buraliste, l'intermédiaire ainsi que l'entreprise qui a fabriqué cette carte ?
Mon post souhaite donc mettre en lumière que le manque de liberté est visible au travers de cette histoire de sencure. Il est navrant que cette histoire ne fasse pas autant de bruit qu'elle le mérite !
« L'odieux » personnage a envoyé quatre cartes postales sur lesquelles on
pouvait voir (tenez-vous bien…) une poitrine de femme. Cerise sur le gâteau, des
pinces à linge pinçaient les tétons de la dite poitrine. Les photos ne semblent
pas revêtir un quelconque caractère pornographique. Ce n'est pourtant pas l'avis
du centre de tri de La Poste, à Cahors, qui aurait signalé les cartes postales
de l'artiste aux autorités. Ces œuvres seraient « susceptibles de troubler
l'ordre public » selon l'article 227-24 du nouveau code pénal, qui prévoit une
peine de trois ans d'emprisonnement et de 75 000 € d'amende à l'auteur, si
l'œuvre est susceptible d'être vue par un mineur. (source : depeche.fr)
